Par Ryokun
Posté le 28 Décembre 2009 à 19h09
Posté le 28 Décembre 2009 à 19h09
Testé à partir d'une version PS3
Difficile de renouveler le genre du Beat Them All sanglant, surtout lorsque l'on est une nouvelle licence et que l'on doit faire face à un géant tel que God Of War III. C'est en tous cas ce qu'espère nous proposer Dante's Inferno, qui nous conte l'histoire d'un homme ayant défié la Mort elle-même, et bien décidé à faire revenir sa promise d'outre-tombe. Ce titre parviendra-t-il à faire trembler Kratos assis sur son piédestal ?
Descente aux Enfers

L'histoire du jeu diffère beaucoup de la Divine Comédie originale. Dante est ici un croisé du XIIème siècle parti en Terre Sainte récupérer une relique sacrée. Alors qu'il massacre comme à l'accoutumée tout être vivant aux alentours, il se retrouve, suite à une bête seconde d'inattention, poignardé par un assassin. Surgit alors la Mort en personne, qui vu ses nombreux péchés lui annonce qu'elle va l'emmener lui et tous ses proches aux Enfers. Or, l'archevêque ayant incité Dante à faire la croisade lui avait promis rédemption pour tous ses péchés, passés ou à venir. Furieux d'avoir été berné, il décide de se faire rédemption seul, et se bat contre la Mort dans un combat épique, au terme duquel il parviendra à se débarrasser d'elle et à lui voler sa précieuse faux.
Rentré dans ses pénates, Dante constate avec effroi que sa famille, mais surtout sa belle, ont bien été décimées. L'âme de cette dernière lui apparaîtra, mais se fera capturer immédiatement pour se faire conduire aux Enfers. Votre rôle sera donc d'aller la délivrer, et accessoirement d'occire tout ce qui pourrait entraver ou non votre passage.
Graphiquement moyen mais ambiance réussie

Techniquement, le titre n'est pas ce qu'il se fait de mieux. Bien sûr, ce n'est pas moche, loin de là même, mais cela reste tout de même relativement conventionnel. Les décors par exemple sont crédibles, mais on les sent tout de même un peu carrés et dépouillés : il y a un sol, un plafond, des murs, point final. Gageons que les niveaux suivants seront plus détaillés. Cette version ne contient que le premier level, mais les suivants, déjà dévoilés par les développeurs, sont beaucoup plus attrayants, et le travail fourni au niveau du design beaucoup plus poussé.
Le personnage en phase de jeu, lui, est assez décevant graphiquement : on dirait un mannequin en cire. C'est dommage, d'autant plus qu'a contrario, dans les cinématiques, les personnages humains sont vraiment criants de vérité. Rassurez-vous, vous aurez de toutes façons peu le loisir d'admirer votre avatar, celui-ci étant sans cesse en proie aux vagues d'ennemis, qu'il vous faudra impitoyablement trancher. Eux sont relativement bien modélisés et surtout bien pensés au niveau du design, ce qui compense un peu.
Si le graphisme n'est pas vraiment ce qu'on pourrait qualifier de claque, le titre s'en sort toutefois par son ambiance très réussie. On sent vraiment que l'on descend petit à petit aux Enfers : le sol s'effondre, les lieux deviennent de plus en plus glauques. Les ennemis sortent du sol, et il faudra les découper à la faux pour en venir à bout. Ames sensibles s'abstenir : nous sommes dans un jeu 18+ et ça se voit. Ne parlons même pas de la Mort au début de l'aventure que l'on découpera péniblement en deux... verticalement... Il est clair que les amateurs de gore en auront pour leur argent.
La valse des combos

En ce qui concerne le Gameplay, on se retrouve dans un système simple avec un bouton pour les attaques horizontales, et un autre pour les verticales, un peu comme dans Soul Calibur par exemple. Si l'arme possédée au prémices de l'aventure, la hache, sera plutôt difficile à manier, les choses changeront radicalement lorsque l'on aura dépossédé la Mort de sa faux. Beaucoup plus souple, pouvant s'allonger, et surtout beaucoup plus dévastatrice, faire face à une horde d'ennemis ne sera plus un souci une fois cette arme en votre possession. Bien-sûr, les combos iront de paire avec cette armes : les développeurs semblent avoir rivalisé d'ingéniosité pour trouver des enchaînements qui vous permettront d'utiliser les attributs de cette faux, comme par exemple une combinaison vous permettant de l'accrocher à un ennemi comme un hameçon, puis de le découper.
Le système de combat en lui-même est bien pensé, même s'il n'a rien de révolutionnaire. Premièrement, la faux ne sera pas votre seule arme face aux hordes de monstruosités qui en veulent à votre vie : vous posséderez également une croix. Loin de servir à prêcher la bonne parole, vous pourrez l'utiliser, telle un shotgun, pour frapper d'une onde dévastatrice vos ennemis à distance. Suivant une bonne combinaison de touche, vous pourrez également grâce à cette croix effectuer une rédemption - de force - de vos adversaires. C'est intéressant, mais il faudra voir au final si cela apporte vraiment quelque chose au joueur ou s'il s'agit d'un simple effet cinématique.
Les combos peuvent quant-à eux être déverrouillés grâce aux âmes des ennemis. Pour chaque assaillant annihilé, vous obtiendrez un certain nombre de points d'âme, que vous pourrez échanger dans un menu spécial afin d'acheter les combos désirés. Une pléthore seront disponibles, et ce suivant deux chemins : la lumière, qui utilisera la croix, ou les ténèbres, qui utiliseront la faux. Pour finir, les magies seront aussi de la partie. Elles pourront être à priori obtenues à différents endroits clés de l'intrigue, et devront, via un menu spécial, être affectées à une des quatre touches de la manette. Ensuite, en maintenant L1 enfoncé et le bouton assigné, vous pourrez déclencher la magie, moyennant bien-sûr la dépense d'une certaine quantité de mana.
Enfin, attardons-nous sur la caméra. Elle n'est malheureusement pas contrôlable, les angles étant prédéfinis suivant la position où se trouve le personnage. Le deuxième stick lui servira alors à effectuer des esquives dans la direction imprimée par le joueur. Si cette possibilité est tout de même intéressante, on ne pourra que regretter l'impossibilité de bouger la caméra, ce qui donne une grande impression de rigidité au jeu. Dommage : le titre devra nous prouver, une fois la version complète sortie, que ce système ne pénalisera pas l'immersion du joueur.
Un peu plus d'un mois à patienter
Dante's Inferno à l'air prometteur. Même si le personnage ressemble à un mannequin en plastique, les possibilités de combo qu'il faudra débloquer et les différents finish raviront les fans du genre. Les décors de ce premier niveau sont assez carrés et vides, mais les prochains devraient être nettement plus réussis. L'ambiance, enfin, est plutôt bien rendue pour cette descente aux Enfers particulièrement sanglante, sortant chez nous le 12 février prochain, et qui fera un très sérieux concurrent à God Of War III.
Previews suivantes
- 09/12/2009 à 19:39 : Bayonetta : lunettes et talons aiguilles
Dante's Inferno
Genre :Beat them all
Developpeur :
Visceral Games
Editeur :
Electronics Arts
PEGI :18 ans et +
Plateformes :PS3, PSP, XBOX 360
Date de sortie Française :
04/02/2010
Date de sortie Etats-Unis :
09/02/2010
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